Temps de lecture : 3 minutes(Last Updated On: 16 mars 2022)

e la conduirai au désert et je lui parlerai au cœur« Je la conduirai au désert et je lui parlerai au cœur ». Ce verset d’Osée (2,16) est au centre d’une histoire d’amour : l’infidélité de l’épouse a pour conséquence l’acte d’amour de l’époux qui veut l’éloigner des tentations, des infidélités, des convoitises, des idoles de sa vie. Chacun de nous peut nommer ses propres infidélités, ses convoitises, les idoles de son existence, quand nous ne préférons pas le Christ et notre prochain dans nos choix vers une relation profonde avec Dieu et avec nos frères et sœurs.

Aller vers le cœur

« Parler à son cœur » est dans la Bible une expression d’intimité entre deux époux. En SVECJ, comment ne pas nous reconnaître dans cette expression, nous qui sommes imprégnés de la spiritualité du cœur de Jésus ? Dans notre Projet de Vie, nous lisons :

Si notre cœur se laisse irradier par celui de Jésus, d’autres pourront faire l’expérience de la tendresse, découvrir des trésors enfouis en eux et prendre à leur tour le risque d’aimer


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L’écoute au désert

Si nous nous laissons conduire au désert pendant ce temps de Carême, demandons au Seigneur d’y approfondir un dialogue spirituel de cœur à cœur avec Lui qui nous ouvrira un chemin nouveau.
Il existe une position spirituelle pour vivre au désert : nous sommes invités à nous mettre en attitude intérieure et extérieure d’écoute.

Vivre au désert

Le désert est un lieu de retour sur nous-mêmes, de relecture de notre vie, de recherche de réconciliation avec nos frères et sœurs, avec nous-mêmes, avec Dieu. Nous pouvons trouver au désert une saveur de liberté et de simplicité, un horizon sans limites, un trajet sans détour, la vie sans superflu, des nuits sans toit sous l’immensité du ciel nocturne avivé. Mais le désert peut être aussi lieu d’épreuves, de tentations comme Jésus les a connues. Il est dit en Dt 8, 2, « Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur et si tu garderais ou non ses commandements. » Allons-nous garder ou non les commandements de Dieu ?

Découvrir la fécondité du silence

Acceptons-nous de nous y laisser conduire pour y retrouver le silence intérieur et extérieur. La relation centrée sur le Seigneur, sur sa présence, sur notre écoute, ainsi que la communion dans la souffrance et la joie avec notre prochain. Accepterons-nous d’éprouver en profondeur notre soif de vie en plénitude ? Et là, nous pouvons penser au dialogue entre Jésus et la Samaritaine.  Pouvoir dire « J’ai soif », dans une ouverture vers un dialogue de vérité et de fécondité. Nous percevrons davantage la présence de Dieu pouvant habiter dans la prodigalité notre solitude humaine.

L’alliance renouvelée.

Nous lisons dans la suite du texte d’Osée que Dieu y renouvellera l’alliance dans la justice et le droit, dans la tendresse et la miséricorde. Nous serons comblés de fruits féconds, et nous sera donnée une « porte d’Espérance » (v. 21 -22).
Nous entendrons Dieu nous dire « Tu es mon peuple » et nous pourrons lui rendre grâce d’être des pécheurs pardonnés. Alors sera venu le temps de lui répondre tout simplement et du plus profond de notre cœur : « Mon Dieu ».