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Léon XIV, lors de sa venue en France, s’est présenté comme pèlerin de la paix. Dans quelques jours, nous entendrons, dans l’Évangile de la Toussaint : « Heureux les artisans de paix. » Comment ne pas être sensible à ces appels à la paix alors que notre pays est traversé par de violentes manifestations ?

Apprendre à écouter

Travailler à l’instauration de la paix, ce n’est pas mettre la poussière sous le tapis en attendant que l’orage passe. C’est, au contraire, avoir l’audace de créer la rencontre pour faire des points de tension des ponts. Rien n’est jamais irréconciliable pour celui qui met sa foi dans le Seigneur Jésus. Nous en faisons l’expérience régulièrement dans nos équipes, nos familles, nos lieux de vie et d’engagement. Bien sûr, les heurts, les tensions que nous rencontrons ne sont pas aussi violents que ce que nous montrent en boucle les chaînes de télévision. Mais, dans un conflit, il y a souvent le refus d’écouter, la volonté de faire la sourde oreille, d’avoir raison tout seul.

Babel ou la place de la Pentecôte ?

Prenons le temps de réfléchir aux deux images que le pape Léon nous a données dans son discours à l’UNESCO : la tour de Babel et la place publique de la Pentecôte. La première révèle que « plus le pouvoir cherche à opprimer, plus il s’affaiblit lui-même » ; la seconde est « un lieu où l’on célèbre la paix qui guérit toute atteinte à la personne humaine. » Le pape poursuit : « La communion ne supprime en rien la diversité. Au contraire, elle permet à la diversité de s’épanouir dans l’harmonie des voix et des visages. » Il nous revient alors de discerner ce que nous voulons construire comme société.

Construire la paix

Pour construire la paix, il faut reconnaître en l’autre le visage d’un frère, d’une sœur. C’est à cette altérité que nous sommes particulièrement appelés à communier, nous qui cherchons à suivre le Christ de plus près. Trouvons donc l’audace de proposer « des signes, des repères et des manières de vivre, nouvelles » (PdV no 20) pour bâtir ensemble la paix.

Pierre-Baptiste Cordier Simonneau, SVECJ


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